publications contact
 
diffusion actualités voyages colloques liens
 
    Poème extrait de " Toi qui écoutes "
 

Recherches

Fatigués de marcher ils vinrent des landes
d'Islande, quand le jour se prit à raccourcir
et la nuit à s'allonger, vinrent affamés de la lande,
hommes limoneux qui écoutent, oreilles lasses,
le bêlement des montons, crient ho ! d'une voix fatiguée
dans le calme soir d'automne, vinrent des montagnes,
essuyant la sueur de leur front, fatigués de marcher,
et la traîne des crépuscules voile les glaciers froids
et les hautes cimes des montagnes, Vinrent des montagnes
essuyant la sueur de leur front d'une main fatiguée,
hommes qui ne se rendent pas pendant la longue nuit
et regardent les habitations tandis que les troupeaux
descendent la montagne en longues courbes rapides
et les habitations brillent doucement dans le lointain
avec des rires de femmes et d'autres sons rassurants
qui s'élèvent dans le ciel du crépuscule
tandis que les troupeaux descendent en courant
quand le jour se prend à raccourcir et la nuit à s'allonger.

 
Jón ÓSKAR
Traduction de Régis BOYER