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Ses poèmes sont éventails, ouverts pour un peu d'air, puis refermés.
Ils traduisent l'accoutumance au banal qui, dans un sursaut, se déroute et s'invente...
Simultanéité de rythme et d'émotion, ils sont musique, furtive et éphémère.
Amélie Detsson
   

 

Il frappa…

Il frappa trois fois la terre
Avec son oeil de verre
Qu'il remit en faisant des bonds
Dans son étui en béton.

Il se lança dans les airs
Avec son hélicoptère
Et recouvrit la ville entière
De limailles de fer.

Il ramassa très fier,
D'innombrables petites pierres
Et fit un grand mur
Pour que mille ans il dure.

Il cria à tort
Pour réveiller les plus forts,
Les regrouper sur les dunes
Pour attraper la lune.

Le soir, sans cesse,
Il chantait à tue-tête
Croyant qu'une déesse
L'inviterait à sa fête.

Dans une boîte, il s'endormit,
Etourdi par une mauvaise nuit.

Une boîte en bois,
Tout en bois,
En bois blanc,
Sertie de fer,
Sous la pierre.

Amélie Detsson
 
Monstres et monstruosités
 

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